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Un long fleuve pas toujours tranquille Au fil de quelques millions d'années, le cours du Rhin s'est fortement modifié. Malgré son lit changeant, le fleuve fut utilisé dès l'époque romaine comme une voie fluviale d'échange majeure, à la fois entre les pays riverains et entre l'ouest et l'est européens. Malgré des efforts entrepris pour domestiquer un fleuve souvent impétueux, les crues sont dévastatrices et la navigation incertaine. C'est au XIXe siècle que commencent de réels travaux d'aménagement. A partir de 1840, le Rhin va être l'objet de grands travaux visant à mettre les populations à l'abri des inondations, développer l'agriculture et permettre l'essor de la navigation commerciale. Une phase de correction est réalisée entre 1842 et 1876 sur les plans de l'ingénieur badois, le colonel Tulla. Les méandres sont coupés, des bras comblés, des digues montées afin de concentrer le débit du Rhin dans un lit réaménagé. Mais ainsi raccourci de plusieurs dizaines de km, la vitesse des eaux augmente, provoquant une érosion importante qui va rendre très difficile la navigation. 1933 - La barre d'Instein à l'aval
de Kembs Des travaux de régularisation sont entrepris dès 1907, jusqu'en 1950, de l'Allemagne du Nord jusqu'à Bâle. Ils consistent à aménager des épis transversaux dans le lit du fleuve pour calmer le courant et stabiliser l'érosion. Ainsi, 1924 voit la montée en puissance spectaculaire du port de Strasbourg. Celui de Bâle suivra quelques années plus tard. Parallèlement, l'industriel alsacien René Koechlin développe un projet de canal latéral au Rhin... Le traité de Versailles de 1919 permet à la France de concrétiser le projet de Koechlin en accordant au pays le droit exclusif d'aménagement du fleuve à fin énergétique, mais tout en préservant la liberté de navigation. |
| Le 8 avril 1946, l'ensemble des sociétés d'électricité crées dans l'entre-deux-guerres est rassemblée en une grande entreprise nationale et donner naissance à Electricité de France. L'intérêt de la nationalisation est de dégager des moyens financiers considérables et de planifier l'aménagement hydraulique du pays. |
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Le Grand Canal d'Alsace
exploité par EDF de Kembs à Strasbourg
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1952 - Ottmarsheim 1956 - Fessenheim 1959 - Vogelgrün
1967 - Gerstheim 1970 - Strasbourg |
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Les travaux du Grand Canal d'Alsace ont démarré en 1928 pour s'achever en 1959, avec un premier barrage à Kembs desservant à lui seul les centrales et écluses de : Kembs, Ottmarsheim, Fessenheim et Vogelgrün. 1932 - Kembs le barrage Le barrage comporte plusieurs "passes", équipées de vannes réglables qui mesurent jusqu'à 12 m de haut sur 30 m de large. Elles s'ouvrent pour évacuer les excédents d'eau dans le vieux Rhin en période de crue. 1932 - Kembs la centrale hydroélectrique La centrale exploite en continu le débit du fleuve, dérivé dans le canal par le barrage. L'eau canalisée est dirigé vers des turbines dont les organes de réglage modulent la puissance en fonction du débit d'eau. Chaque turbine est couplé à un alternateur qui produit de l'électricité. 1932 - Kembs les écluses Les écluses permettent aux péniches de franchir
les ouvrages hydroélectiques. A l'aval de Vogelgrün, le canal fait place à 4 aménagements dits "en feston" : Marckolsheim, Rhinau, Gerstheim et Strasbourg. 1967 - L'aménagement de Gerstheim construit "en
feston" Au-delà de Strasbourg, le lit du Rhin est entièrement canalisé, les 2 derniers aménagements : Gambsheim et Iffezheim sont franco-allemands et leurs ouvrages sont alignés en travers du fleuve. Turbine horizontale dite "bulbe" |
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