Les danses en couple ont commencé à se populariser aux Etats-Unis
après 1860, à l'époque de l'exode rural, quand les jeunes
gens ont été poussés vers les villes en quête d'un emploi.
Nostalgiques des bal campagnards, les nouveaux citadins ont appris
à se rapprocher l'un de l'autre pour mieux danser à
deux... Controversé comme le fut en son temps la
valse, cette promiscuité des corps ne sera tolérée qu'après
1912 lorsque certains événements dévoilèrent à la population blanche,
les danses d'origine noire qui ont influencé le swing comme:
- le Texas Tommy apparu sur Broadway dans " Darktown Follies " en
1913,
- les danses animales en vogue à l'époque ("Buzzard
Lope", "Possum Trot", "Grizzly bear" ou encore le Turkey Trot apparu
dans un show " Sunshine Girl " au Irene Castle's Broadway en 1913),
- le Charleston dans le Broadway noir dans " Running Wild " en 1923
- ou le Black Bottom apparu sur Broadway au George White's dans "
Scandals of 1926 ".
Mais en ce début de siècle, toutes ces danses n'étaient
pas vu d'un bon oeil par la population blanche des Etats-Unis, jusqu'à
l'avènement du Lindy Hop!
La légende raconte qu'après le vol historique entre Paris et New York
de Charles Lindbergh dit " Lindy ", un jeune homme dansant avec frénésie,
l'exploit de Lindbergh en tête, à la salle " Savoy Ballroom " à Harlem,
a répondu à une question sur sa danse par : " I'm flying just like
Lindy " (Je vole comme Lindy). Le Lindy Hop était né et avec lui la
popularisation du Swing et de ses évolutions (comme le Jitterburg,
le Push, le Whip, le Shag, etc.)
à travers toute l'Amérique blanche et noire. La musique Swing s'est
diversifiée avec les styles de danses. Elle a fourni une grande variété
à la danse permettant aux cavaliers et aux cavalières beaucoup de
liberté et d'amusement.
Après les années folles, le Swing
(la musique) s'est d'abord propagé à travers les Etats-Unis, puis
dans les capitales et les grandes villes, enfin dans le monde entier,
grâce à la popularité des libérateurs américains après la victoire
des alliés contre l'Allemagne nazie et le Japon. Alors, partout, on
a dansé le Swing, avec des styles et des dénominations différents
selon les régions : Lindy-Hop (Harlem), Jitterbug (USA), Jerry-Bug
(Canada), Be-Bop (Saint-Germain-des-Prés - Paris), Balboa
(San Diego), Rock'n Roll (Style lyonnais), Disco-Rock (mode), Boogie-Woogie
(de compétition essentiellement en Allemagne), Shag,
East-Coast-Swing ou West-Coast-Swing et tout dernièrement Hip-Hop-Swing
(USA).
Les danseurs de Be-Bop et de Boogie international
préfèrent le Rythm and Blues, les danseurs de Hip-Hop-Swing
le Rap, les danseurs de West-Coast-Swing et de Shag
le néo-swing, tandis que les danseurs de East-Coast-Swing et de Balboa
restent fidèles à la musique et aux tempos plus ou moins rapides des
big bands.
Dans les Big Bands de Swing, les musiciens
ont la permission de jouer avec le phrasé en faisant balancer le rythme
comme bon leur semble. C'est pareil pour les danseurs de Lindy-Hop.
A cause de ses origines (Harlem) et des ses
influences (noires américaines), le Lindy-Hop n'a jamais pu être
accepté par "la très respectable société blanche", en fait
jusqu'à la fin du siècle dernier. Mais la force du Swing, la puissance
des Big-Bands fascinait les blancs qui ont finalement interprété à
leur manière le Lindy-Hop, en négligeant quelque peu la musique, avec
des mouvements un peu trop raides, un peu trop saccadés. En
fin de compte, le lindy hop sera rebaptisé Jitterbug dans les
"ballrooms blancs". Le Jitterbug sera à son tour
adapté et codifié par les danseurs de salon anglais. Ces derniers
le renommeront Jive et intégreront ce nouveau style très
sophistiqué à la "Danse Sportive" dès 1963.
Voilà pourquoi depuis tous ce temps, le Lindy-Hop a échappé
aux différentes fédérations de danses (salon, sportive et rock'n roll).
Le Lindy-Hop est resté une danse de club.
Le Lindy-hop a traversé les âges,
et se danse à nouveau dans toute les grandes villes, aux Etats
Unis et en Europe (grâce à quelques suédois passionnés).
L'individualisme et la compétitivité omniprésents dans notre monde
moderne poussent bien entendu le Lindy-Hop sur le chemin des concours
et de la compétition. Tant mieux, disent les organisateurs, car cela
peut contribuer à promouvoir et populariser le Lindy-Hop. Les détracteurs
pensent au contraire que cette danse ne doit pas être popularisée
par le biais de la compétition. Le Lindy-Hop n'a pas cette vocation.
Son caractère doit rester festif et ludique. Il est fait pour suivre
les instruments. Il faut danser ludique, décontracté, en se balançant
sur le rythme, en effectuant des mouvements portés par la musique,
pour le plaisir de danser avant tout, et non pour être le premier.
D'après des sources internet
diffuses